Kasteel Laarne door Baertsoen geschilderd rond tijd restauratie

In het artikel 'Par delà la carte postale : Localité et mise en page dans l’œuvre de Baertsoen' van Stefan Huygebaert, een bijdrage in het in 2022 door MSK en Snoeck in Gent uitgegeven boek Albert Baertsoen : Protagoniste fin de siècle (onder redactie van René Vermeir, Stefan Huygebaert en Johan De Smet), wordt bij de vaak voorkomende onderwerpen van de Gentse kunstschilder Albert Baertsoen (1866-1922) ook melding gemaakt van het kasteel van Laarne, gelegen ten oosten van Gent: 
 
"Dans la commune de Laerne, à une dizaine de kilomètres de Gand, se dresse depuis le XIVe siècle un château à douves auquel la localité a depuis toujours été identifiée. Ce château fort était inoccupé à l’époque où Baertsoen le peignit, entre 1909 et 1913, et considéré comme une curiosité. Après avoir exposé un premier tableau sur le sujet à Paris en 1909, Baertsoen présente deux vues du château à Anvers dans le cadre du Kunst van Heden en 1910, puis, deux ans plus tard, quatre œuvres au salon de La Libre Esthétique à Bruxelles. Dans ses vues de Laerne, il parvient à recréer la même ambiance que dans celles de Gand, même si ce n’est pas le dégel cette fois mais la pluie qui amplifie le sentiment de mélancolie émanant de L'entrée du château de Laerne, temps gris. Un critique français s’est demandé, lors de la première exposition à Paris, si le pessimisme mélancolique qui se dégageait de ce château sous la pluie prenait sa source dans la littérature contemporaine. Un de ses collègues flamands semble appuyer cette thèse : « Le mystère des châteaux solitaires perdus dans la vaste étendue des campagnes, enveloppés de lumière et de silence […] avec leurs douves immobiles et leurs murailles se fondant dans le crépuscule », rappelait au critique Marc S. Villiers « les châteaux des vieilles légendes, celui de Barbe-Bleue ou celui des Sept Princesses de Maeterlinck. » 
 
Les châteaux, surtout fortifiés ou entourés d’eau, font automatiquement penser, par association d’idées, à l’enfermement, l’isolement, l’introspection dont il est tant question chez l’écrivain symboliste et décadentiste Joris-Karl Huysmans. Bien que Baertsoen montre aussi la cour intérieure, plantée d’arbres, du château, il se concentre surtout sur l’aspect enclos du château fort et sur son mystérieux donjon.
 
Exception faite des plantes grimpantes, les tableaux de Baertsoen ne mettent pas tellement l’accent sur l’état de délabrement du château. Pourtant, l’édifice était en très mauvais état à l’époque, comme l’attestent plusieurs cris d’alarme et initiatives. La famille Christijn de Ribaucourt, ayant acheté un autre château en 1833, avait laissé sa résidence d’été de Laerne à l’abandon. En 1905, le château suscite un certain intérêt, essentiellement auprès des vingt souscripteurs de la Monographie Artistique et Pittoresque, ouvrage de bibliophile illustré de planches gravées par Armand Heins. Dans ses gravures, Heins recourt à des procédés pittoresques classiques tels que repoussoirs, reflets et ombres au premier plan. L’année du décès du vieux comte, paraît une étude sur le château par André Van der Mensbrugghe, et le nouveau comte lance la restauration sous la houlette de l’architecte Pierre Langerock (Van der Mensbrugghe, 1911). Les temps étaient mûrs. La même année encore, l’écrivain et journaliste gantois Jozef Van Hoorde exprimait, dans un article paru dans Het Laatste Nieuws et Vooruit, sa crainte de voir empirer l’état de délabrement du château : « Il faudrait faire une propagande assidue pour le faire savoir. Il faudrait en exposer des photographies dans les principales gares de chemin de fer du pays. » On dirait que Baertsoen entendit l’appel : après l’exposition de son œuvre sur le sujet dans le cadre de la Société Nouvelle, on écrivit jusqu’à Paris sur le Vieux château de Laerne (Flandres). Julien Célos a lui aussi représenté le château, même si la date de son eau-forte est incertaine. La clarté et la netteté dela gravure de Célos, exécutée avec brio, contraste avec l’atmosphère des vues de Baertsoen. Suivant sa recette éprouvée, ce dernier a coupé le toit du donjon sur le côté nord du château, si bien qu’une fois de plus, un élément identifiable est hors champ.
 
Van Hoorde espérait aussi que les touristes visitant Gand feraient un saut jusqu’au château – le trajet en tram ne prenait que trente-cinq minutes, affirmait-il. Les touristes qui visitèrent l’Exposition universelle de Gand de 1913 purent en tout cas voir un bout du château, puisqu’une reconstitution de son entrée ouest faisait office de porte d’accès à la scénographie architecturale intitulée « Vieille Flandre ». La même année, la revue Dietsche Warande en Belfort signale que le château même est « aujourd’hui menacé de démolition », malgré les travaux de restauration entrepris par Langerock, dont les premiers résultats commençaient à être visibles (Sanders van Loo, 1913, p. 417). Après la Première Guerre mondiale, le château, qui n’est plus qu’un chantier de ruines envahies par la végétation, continue d’inspirer des artistes comme Léon De Smet, Karel Van Lerberghe ou Herman Verbaere, qui marchent ainsi dans les pas de Baertsoen."   
 
Afbeelding: albertbaertsoen.be  
 
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